Transat Café l'Or, deux salles deux ambiances en multicoques
- PB
- 8 nov.
- 2 min de lecture
Domination sans partage en Ultim, bataille rangée en Ocean Fifty. La Transat Café l'Or a offert deux scénarios radicalement opposés chez les multicoques et fait briller les plus petits, pour une fois. Chouette !
SVR-Lazartigue a franchi la ligne d’arrivée dans la nuit de jeudi (heure de Paris) après 10 jours et 13 h de course à une moyenne folle de 25,6 noeuds, en gardant toujours la concurrence à distance. Bravo à Tom Laperche et Franck Cammas, qui gagne sa 5e route du café, un record !
En Ocean Fifty, à l’inverse, les leaders se sont succédés, sans jamais se lâcher et ont terminé dans un mouchoir de 45 minutes pour les quatre premiers (hier soir heure de Paris).
Après une semaine de domination des bizuths d’Edenred, victime d’une casse à bord, ils étaient cinq à pouvoir prétendre à la victoire à deux jours de l’arrivée. Reparti bon dernier après une réparation à l’Aber Wrac’h, Viabilis Océans (Baptiste Hulin et Thomas Rouxel) l’a finalement emporté, chipant la première place à WeWise quelques heures avant la ligne.
Avec un départ avancé d’une journée, le chavirage de trois concurrents (heureusement sans blessés) et cette bagarre au sommet, la Classe Ocean Fifty a illuminé La Transat Café l’Or. Prouvant qu’elle mérite de sortir de l’ombre des Ultim et des Imoca, les circuits les plus médiatisés.
Si ces multi de 50 pieds offrent eux aussi suspens et performances (19,46 nds de moyenne pour le vainqueur de la Transat), ils font rimer course au large avec plus de sobriété. Leurs budgets sont plus accessibles et le numerus clausus de 11 bateaux, établi par les skippers eux-mêmes, limite la construction de voiliers neufs et favorise l’optimisation d’unités existantes. A méditer...








