Trois caps sur trois pour l'Ultim MACSF autour du monde à l'envers
- PB
- il y a 4 jours
- 2 min de lecture

Et de 3 ! Parti la veille de Noël sur son Ultim MACSF, Guirec Soudée a passé Bonne Espérance en fin de semaine dernière, le troisième et dernier cap mythique de son tour du monde à l’envers.
Il est le seul marin à avoir réalisé cet exploit en trimaran et possède en ce lundi 4 216 milles d’avance (soit près de 20 jours) sur le précédent record établi par Jean Luc Van Den Heede en monocoque.
Guirec a réussi à se faufiler au large du cap sud-africain, sous la menace d'une énorme dépression arrivant par le Sud. L’exploit n’est évidemment pas de faire plus rapide qu’un vieux monocoque, mais bien de ramener son trimaran à bon port.
Car le risque est permanent de casser, ou pire de chavirer, quand le vent et la mer sont forts et mal orientés, ce qui oblige parfois à de longs détours ou à mettre le frein à main. S'y ajoute, et c’est la préoccupation du moment, le risque de collision avec les nombreux bateaux alentour quand l'Ultim navigue à haute vitesse.
Il n’y a qu’à entendre les alarmes sonner, voir ses yeux souvent rougis de fatigue conséquence d’une tension extrême et d’un manque de sommeil... Sous ses airs d’aventurier exubérant un peu foufou, Guirec est d'abord un solide marin, généreux dans ses partages. Il sait nous offrir des paysages sublimes quand les vents l’obligent à raser des îles inhabitées, mais veille d’abord à la préservation de son bateau.
Naviguer seul autour du monde sur un trimaran contre les vents dominants (d’où le “à l’envers”) ce n’est pas rien et ça dure longtemps. Le passage du cap de Bonne Espérance marque la fin de l’envoûtant et angoissant Grand Sud, mais la route est encore longue et semée d'embûches, d'autant que son safran babord est endommagé. Bravo Guirec et bonne remontée de l’Atlantique.


