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A bord de Black Swan aux Voiles d'Antibes

  • PB
  • 3 juin
  • 2 min de lecture

Régater 4 jours à Antibes sur un ketch de 40 mètres et revenir autant émerveillée que transformée...


⛵️ Construit en 1899 pour la régate, Black Swan a été modifié au cours des années pour devenir un voilier de charter mais n'a pas perdu son âme de compétiteur. Son gréement aurique porte 440 m2 une fois les sept voiles envoyées. Comptez au bas mot 30 minutes et beaucoup d’huile de coude, même avec des winchs de grand-voile électriques. 


Pendant ces régates, ma place fut la plage avant, au réglage de la trinquette (bômée), la plus grande des trois voiles que j’ai baptisée Suzette pour mieux l’apprivoiser. Car on ne fait pas virer ou jiber un immense voilier de 135 tonnes en 15 secondes, a fortiori dans le petit temps. Il faut l’accompagner et ça s’apprend.


🤩 Pur bonheur quand le vent a bien voulu souffler à plus de 10 noeuds, nous avons fait des pointes à 8. Mais Eole s’est fait bien rare, une manche a été annulée et on a aussi parfois lâché l’affaire, tanqué et manquant d’adversaires à notre taille pour jouer.


Le principal n’était pas là, car naviguer sur Black Swan est un privilège, tant il est élégant et spectaculaire. Son équipage est en or : ils sont six, autant d’hommes que de femmes.


Avec eux, j’ai appris une foule de choses et adoré préparer le bateau à la nav’ et le bichonner à son retour (la fameuse chamoisine pour faire briller les vernis ).


🩷 J’ai aussi fait de belles rencontres parmi les invités d’un jour. Une pesnée particulière pour Caroline Bienvenu, vice présidente de SOS Cancer du Sein PACA et Corse et Lisbeth Viard, tout juste sortie d’un traitement lourd démarré en novembre. 


Créée en 2012, cette association a déjà soutenu 1200 femmes dans la maladie : par de l’écoute, une présence en milieu hospitalier et des activités proposées toute l’année, dont des sorties en régates. France3 région était à bord pour mettre en lumière leur courageux combat.


❤️‍🩹 Grâce à Black Swan, j’ai aussi rencontré un marin qui a permis, en quelques gestes, à mon corps de se libérer de tensions et émotions enfouies depuis 50 ans. Depuis l’ignominie déjà évoquée ici : l’inceste, découvert il y a deux ans et dont je n’aurais jamais honte de parler. 


La honte n’est pas dans mon camps, je suis la victime et chaque jour qui passe, la vie me donne l’occasion de progresser sur mon chemin de guérison, de transformer la noirceur la plus abjecte en lumière. 


✨ Oui la vie est dingue dans ce qu'elle met sur notre route, la vie est belle si l’on a follement foi en elle. 

Atlantique Nord
Patricia Bachelier

À propos...

Journaliste depuis 25 ans, j'ai décidé à l'automne 2024 d'associer ma passion pour la mer et la voile à mon talent de plume, pour des écrits iodés.

 

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