La version finale de Grain de Sail III dévoilée
- PB
- 17 juin
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Une version XL du projet présenté fin 2024. Grain de Sail a dévoilé le dessin final de son troisième cargo à voile, ce mardi 16 juin. La bête est impressionnante : 162 m de long, 26 m de large, 89 m de tirant d’air et 5 700 t de capacité d’emport (570 EVP).
Dessiné par le cabinet L2Onaval, comme Grain de Sail II long de 52 m, GDS III sera doté d’un gréement Solid Sail de trois mâts rabattables sur balestron, portant chacun une grand-voile rigide de 1 000 m2 et deux voiles d’avant souples de 900 et 400 m2.
Avec 6 900 m2 de voilure, le futur cargo surpasse les deux premiers navires équipés de cette technologie développée par les Chantiers de l'Atlantique, Neoline Origin et Orient Express Corinthian. Particularité supplémentaire, il pourra réduire la toile pour pouvoir affronter jusqu’à 70 nœuds de vent et 12 m de vagues.
GDS III a été dessiné pour être est un pur voilier tout temps, qui fera six rotations par an en Atlantique Nord, soit une de plus que GDS II. Il sera 50 % plus long et embarquera deux fois plus de marchandise que le projet initial.
“Depuis, on a réalisé une longue étude de conception révélant qu'on pouvait aller plus loin pour réduire encore les coûts de transport et vraiment tuer le bilan carbone”, précise Olivier Barreau, cofondateur et président de Grain de Sail.
Les tarifs seront divisés par neuf comparé à GDS I (26 m), par trois vs GDS II (52 m) et lissés sur l’ensemble de la flotte. S’agissant des émissions de CO2, GDS III promet 1 à 2 g par tonne transportée par km parcouru (soit 90 % de moins que le fret maritime conventionnel).
Comme son prédécesseur, il sera équipé d’hydrogénérateurs, de panneaux solaires, de batteries de stockage et d’une chaudière à bois pour fournir l'énergie du bord.
En embarquant non plus des palettes mais des conteneurs, Grain de Sail s’inscrit dans la norme du transport maritime et s'ouvre à de nouveaux clients. Le chargement, sur le côté du navire, sera opéré en autonomie grâce à un pont élévateur interne.
Contrairement à celles des deux premiers navires, la construction de GDS III (estimée entre 50 et 60 M€) est conditionnée à l’engagement des chargeurs d'ici fin 2026, à hauteur de 60 % minimum de ses capacités d’emport et sur une durée de trois ans.
Il faut compter deux ans et demi avant sa mise en service, mais une quatrième unité est déjà évoquée. “Ce sera un nouveau prototype car d’ici là les contraintes techniques auront été repoussées et il sera possible de construire encore plus grand”.
Une nécessité, selon les frères jumeaux Barreau, pour s’inscrire dans l’objectif de neutralité carbone du transport maritime fixé par l’OMI en 2050.











